Lieu historique national du Canada

Lieu historique national du Canada du Phare-de-Cap-des-Rosiers

Gaspé, Quebec

Description

Haut de trente-sept mètres, ce phare en pierre est perché au sommet d’une falaise escarpée, près du village de Cap-des-Rosiers, au Québec. Cet endroit exposé se trouve à l’embouchure du fleuve Saint-Laurent, à l’endroit où celui-ci se jette dans le golfe du Saint-Laurent. Témoin de nombreux naufrages, le phare continue de guider les navires à travers ces eaux traîtresses. La reconnaissance officielle vise l’intérieur et extérieur du phare. Les touristes peuvent à présent le visiter.

Valeur patrimoniale

Le phare de Cap-des-Rosiers a été désigné lieu historique national pour les raisons suivantes:

- il faisait partie d’une série de hauts phares effilés construits par le ministère des Travaux publics dans le golfe du Saint-Laurent et sur les rives du lac Huron;

- il est le plus haut phare au Canada (34,1 mètres - 112 pieds).

La valeur patrimoniale du phare de Cap-des-Rosiers réside dans son emplacement, sa conception, sa construction et ses matériaux. Sa hauteur impressionnante et son profil effilé en font un archétype. Le phare de Cap-des-Rosiers a été conçu par John Page, ingénieur en chef au ministère des Travaux publics du Canada-Uni et construit par l’entrepreneur Charles François-Xavier Baby de 1853 à 1858. Il a conservé depuis 1858 son équipement d’origine, malgré l’évolution de la technologie relative au feu lui-même : feu catadioptrique fixe à lumière blanche (1858-1903), feu incandescent à vapeur d’essence (1903-1921), lampe à brûleur de fabrication canadienne (1921-1950), lampe électrique actionnée à la main (1950-1972), feu en partie automatisé (1972-1981), puis feu entièrement automatisé (1981-2004). Sa tour a été revêtue de crépi en 1861, 1881 et 1897, et réparée en 1929-1930, 1954 et 1984. Les fenêtres ont été remplacées en 1884 et la maçonnerie réparée en 1993.

Source : Commission des lieux et monuments historiques du Canada, procès-verbal, 1974.

Éléments caractéristiques

Les éléments clés qui contribuent à la valeur patrimoniale du lieu sont les suivants :

- son emplacement exposé au sommet d’une falaise abrupte, sur un point de terre séparant deux étendues d’eau importantes;

- la silhouette élancée et la masse solide du phare : une tour circulaire effilée coiffée d’un feu bien visible avec une grosse lanterne de métal recouverte d’un dôme;

- la simplicité et le dépouillement de ses éléments (petites fenêtres, petits corbeaux supportant la galerie de la lanterne);

- la plan intérieur fonctionnel et notamment l’escalier en vis sur les neuf étages;

- la qualité d’exécution et l’intégrité des matériaux (maçonnerie de marbre blanc, fini de ciment/crépi, intérieur en brique réfractaire anglaise, lanterne en métal);

- la construction en pierre solide, à l’épreuve du feu;

- le système d’éclairage avec son appareil optique d’origine et des vestiges des technologies antérieures;

- les perspectives dégagées sur le fleuve Saint-Laurent;

- la forme triangulaire des lieux;

- la disposition et l’organisation des lieux : emplacement, fonction, matériaux et formes des autres bâtiments et structures de la station par rapport à la tour (deux gros bâtiments, une haute antenne, une corne de brume, des abris pour la génératrice et la batterie, et un petit hangar);

- les vestiges d’anciens bâtiments et structures, ainsi que leur rapports spatiaux et fonctionnels avec les anciens modes de fonctionnement de la station;

- la perspective sur les eaux balayées par le feu de la tour;

- les perspectives sur le fleuve Saint-Laurent et le golfe du Saint-Laurent à partir du phare;

- les perspectives sur le village de Cap-des-Rosiers à partir du phare;

- le statut du phare en tant que repère de longue date à partir du golfe du Saint-Laurent, du fleuve Saint-Laurent et du village de Cap-des-Rosiers.

Location

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